New York vulnérable face aux changements climatiques

Source: Inspiré de «Climate Change in New York State», NYSERDA, 2014.

New York est particulièrement vulnérable à l’augmentation du niveau de la mer avec sa forme d’entonnoir à presque 90o qui l’expose beaucoup aux risques. Une partie de la ville se retrouve à 10 pieds sous le niveau de la mer ce qui les rend vulnérables aux inondations. Les nombreuses surfaces perméables dont est constituée la ville les mettent aussi dans une situation défavorable. Le réchauffement climatique est la principale cause de la hausse du niveau de la mer. En effet, on peut voir une augmentation moyenne de 1,2 pouce aux 10 ans depuis 1900 à New York. La mégapole pourrait ne plus être habitable d’ici 2085 dans le pire des scénarios. La fonte des glaciers est devenue un facteur d’une grande importance depuis quelques années (Church et al., 2008). Comme les scientifiques ont de la difficulté à prévoir le rythme d’accélération de ceux-ci, ils ne peuvent écarter la perspective d’une hausse du niveau de la mer de 6 pieds d’ici 2100 même que plusieurs estiment les chances à 68%.

Les spécialistes composant le groupe de recherche sur la montée des eaux de l’ONG américaine Climate Central gardent cependant espoir en une action décisive qui pourrait encore changer l’avenir de New York. Nul doute si l’on atteint l’objectif fixé d’abaisser les émissions de CO2 à un niveau semblable à celui de 1950 la situation serait bien différente. Dans cet ordre d’idée ces experts on fait des prédictions selon deux scénarios en se projetant en 2050 et en 2100. Le premier plus pessimiste ou aucune amélioration n’est faite empirant la situation déjà critique. La deuxième plus comme un idéal ou le monde réussirait à atteindre son pic d’émission de GES en 2020 pour parvenir à une réduction de 50% de ceux-ci pour 2050 et une neutralité carbone en 2100. Ci-dessous nous pouvons observer les résultats des prédictions obtenus par l’équipe selon ces deux scénarios, mais aussi selon un scénario se trouvant à mi-chemin avec une réduction moyenne des GES se projetant en 2050 ainsi que 2100. D’ailleurs, le site de Climate Central est muni d’un outil nous permettant de consulter les prédictions pour plusieurs autres villes américaines en danger.

LES PRÉDICTIONS POUR 2050 SELON TROIS PRINCIPAUX SCÉNARIOS

Sans réduction de l'émission de CO2

Source: inspiré de Surging Seas Mapping choices (climate central)

Moyenne réduction de l'émission de CO2

Réduction intense de l'émission de CO2

LES PRÉDICTIONS POUR 2100 SELON TROIS PRINCIPAUX SCÉNARIOS

Sans réduction de l'émission de CO2

Source: inspiré de Surging Seas Mapping choices (climate central)

Moyenne réduction de l'émission de CO2

Réduction intense de l'émission de CO2

D’autres prédictions ont été élaborées selon deux scénarios de réchauffement de la planète. Comme nous pouvons voir ci-dessous, ces cartes montrent les résultats d’inondation de l’île de Manhattan avec un réchauffement de 20C et 40C qui engloutirait une bonne partie de la ville.

Scénario de réchauffement (+2 degrés Celcius)

Scénario de réchauffement (+4 degrés Celcius)

Source: inspiré de Surging Seas Mapping choices (climate central)

Les impacts indus par les changements climatiques se font déjà ressentir au niveau de l’énergie, l’agriculture et  les écosystèmes. Ceux-ci pourraient s’amplifier au cours des prochaines années. Dans le rapport de ClimAid, on estime que la population à risque serait près de 150 000 personnes en plus des biens évalués à environ 9 milliards de dollars. Tous les scénarios observés ci-dessus ne prennent pas nécessairement en considération la montée des eaux de façon dynamique comme lors de l’ouragan Sandy. Toutefois, cette valeur n’est pas négligeable puisqu’elle peut causer davantage de dégâts avec la force des vagues et des vents. 

D’autre part, tous parlent beaucoup du niveau de la mer, mais plusieurs facteurs aussi importants méritent une attention particulière. Manifestement, New York devra se préparer à faire face à de plus en plus d’évènements intenses comme des canicules, des sécheresses, des pluies fortes, des tempêtes de neige et de plus en plus de tempêtes tropicales. La température annuelle de la ville a augmenté de 0.330F aux 10 ans entre 1901 et 2012 quant aux précipitations qui elles ont augmentés de 0.76 pouce aux 10 ans entre 1902 et 2012. Les températures à New York au même titre que le niveau de la mer pourrait augmenter de 1,5 à 3,00F  pour 2020, de 3,0 à 5,50F  pour 2050 et de 4,0 à 9,00F  pour 2080. C’est à la lumière de ces données chocs que New York se retrouve dans l’urgence d’agir face à sa vulnérabilité pour prendre des mesures réduisant les impacts catastrophiques.